Le « Shawicon 2017 »: là où les rêves vont pour renaitre!


Cette fin de semaine, Shawinigan était en fête alors que de nombreux adeptes de bandes dessinées et de cosplay se réunissaient pour la seconde édition du Shawicon. Depuis la dernière édition, j’essayais de rester le plus informé possible du courant des préparatifs. Bien entendu, les informations sont sortis au compte-goutte sur les réseaux sociaux. Mais est-ce que ce suspense en valait la peine? Ma réponse est plus qu’affirmative. Bien sur, ayant parlé avec Nino Mancuso (l’un des responsables), celui-ci m’a avoué que cette année, la convention allait prendre une toute autre direction, essayant de plus se rapprocher des adeptes de BD que l’année passée! C’est en allant visiter les lieux que j’ai finalement apaisé mes craintes, voyant ce que mes yeux voulaient vraiment voir.

Ma visite me permit d’inspecter les lieux pour ainsi y voir les deux cotés de la médaille. Comme je le rappelle : une convention ne peut être parfaite! Ceci dit, certaines sont beaucoup plus proches de la perfection que d’autres.

LES POINTS POSITIFS :

en compagnie de Julien Paré Sorel et Claude Legault

Les invités : L’une des lacunes les plus apparentes de la plupart des conventions est sans aucun doute le fait quebeaucoup d’entre elles invitent encore et toujours les mêmes invités. Ici, c’est l’un des points forts que j’offre au Shawicon d’avoir osé inviter des gens que les fans rêvaient tant de voir. Qui plus est, recevoir Claude Legault (pour nous parler de la prochaine BD « Dans une galaxie près de chez vous ») fut un grand boom sur le coté marketing, sachant que les fans allaient aussitôt répondre à l’appel. N’oublions pas Daniel Grenier, cet humoriste charmant dont tous ont appris à connaitre à l’époque des « Chick N Swell ».

Du contenu beaucoup plus adapté aux fans : En parlant de ce point, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle à l’année dernière où certains groupes « clashaient » plus avec l’environnement de ce qu’était réellement une convention. Bien sur, je pense aux fameuses filles du SUMMUM l’année dernière (qui distribuaient des jeux de cartes coquins à tout le monde… même aux enfants…. eumm…. mais bon… ne nous attardons pas à ce point!). Cette année, l’accent fut véritablement donné aux fans de BD alors que bon nombre d’artistes BD étaient sur place afin de parler de leurs oeuvres.

Une salle marchande plus vaste et variée : Encore une fois, ce fut une grande amélioration face à l’année dernière. De plus, je fus grandement surpris par la variété de sujets invoqués sur place. Il ne s’agissait pas simplement de vente de BD ou même de figurine. Sur place, vous pouviez visiter le zoo de Mr. Reptile où vous pouviez flatter ou prendre un gigantesque Python. Aussi, mention honorable au kiosque de « Herole » qui nous faisait la promotion de « Enigma », ce nouveau « escape room » situé à Trois-Rivière, où nous avions le défi de trouver une clé dans un bocal rempli de vers pour obtenir un rabais sur le prix d’entrée. Je n’oublie pas non plus le kiosque de généalogie où vous pouviez retracer l’histoire de vos ancêtres en ne mentionnant que votre nom de famille. Ajoutons aussi les stations de jeux vidéo et de VR. Et pour finir, pourquoi ne pas se rafraichir avec une bonne bière au kiosque du « Trou du Diable »?

en compagnie de Daniel Grenier

Le digihub, une excellente idée! : Cette année, l’événement était situé au « Digihub », lieu beaucoup plus coloré que l’année dernière. Les couleurs furent au rendez-vous. J’ai particulièrement été ravi d’essayer le toboggan, qui faisait partie du local en soi. On avait droit cette fin de semaine à un décor jeune et beaucoup plus attrayant que l’année dernière.

LES POINTS NÉGATIFS :

Une mascarade le dimanche : Les organisateurs n’étaient sans doute pas au courant de la routine habituelle des « cosplayeurs » lors de la conception de l’horaire. Pour plusieurs, le samedi est sans aucun doute la journée la plus active pour eux, ce qui les incitent à porter leur plus beau costume. Le dimanche est cependant une journée plus relax pour la plupart d’entre eux : les gens sont fatigués, ils s’habillent en mou pour profiter du restant de la convention, etc). N’ayant pas été là dimanche, mon point est cependant très faible, ignorant combien de gens ont participé au concours. Ceci dit, beaucoup semblaient être déçus en sachant qu’un tel événement ne se faisait pas le samedi.

Des couloirs un peu trop étroits : Avec la venue de Claude Legault, on s’attendait à une grande masse d’adeptes viennent au Shawicon. Mais est-ce que les couloirs étaient prévus à cet effet? Malheureusement, ce n’était pas le cas pour certains endroits. Certains se pillaient sur les pieds, ce qui ne favorisait pas le déplacement le samedi en après-midi (moment très populaire de la convention). Certains à mobilité réduite furent un peu désavantagés au courant de la fin de semaine.

Une publicité non adapté pour le web : Tel que mentionné plus haut, les informations liés à l’événement sont apparus au compte-goutte sur les médias sociaux, tellement qu’il était à se demander si une personne était réellement en charge de ce système à temps plein (et non un responsable en charge d’un tas de dossiers qui s’occupe des réseaux sociaux qu’une fois de temps en temps lorsqu’il a le temps). Bien sur, la publicité principale s’est fait à la télé et la radio (ceci dit, un immense bravo à Energie et Radio-Canada qui ont fait un excellent travail). Mais là où les organisateurs ont manqué à offrir de la visibilité, ce fut sur les réseaux sociaux, l’endroit où la plupart de sa clientèle se situait réellement. À la sortie de notre vidéo (voir « Luduc au Shawicon 2017 »), plusieurs nous sont revenus, surpris de ne pas avoir été mis au courant de l’événement. Si le Shawicon avait pu prévoir ce petit détail, le nombre de participants aurait sans doute monter de 50 à 60% sans aucun doute.

Ceci dit, mon expérience au Shawicon fut très mémorable. On parle ici d’une activité locale venant ainsi montrer aux touristes que Shawinigan a beaucoup à offrir au niveau culturel. Nous souhaitons de tout coeur que cette convention puisse continuer à nous épater l’année prochaine, comme elle l’a déjà fait cette année!