Le « Geekultures Lanaudières » : une nouvelle approche pour les geeks!

En l’espace de quelques années, j’avais remarqué un certain vide chez de nombreuses conventions. Beaucoup d’entre elles restent « frilleux » au changement, ce qui n’amène plus aucune nouveauté dans le concept de ce qu’est une convention désormais. Tout ce que nous voyons d’année en année, c’est une recette qui répétée encore et ENCORE, ce qui peut souvent certains adeptes dont la passion s’efface tranquillement. Les mêmes activités sont offertes et seuls les invités sont changés afin d’offrir cette illusion du changement.

en présence de Denis Talbot et Karl Tremblay

Étant à sa première édition, je voulais laisser une chance à cette nouvelle convention situé à Repentigny. Personne n’avait encore eu l’idée d’y concevoir une convention à cet endroit. Mais est-ce que le jeu en valait la chandelle? Lorsque je suis arrivé samedi, je me suis mis à exploré de fond en comble le centre récréatif afin d’y analyser tout l’arrangement. J’ai été très étonné par beaucoup de points et j’ai remis en question certaines décisions (comme je le fais à chaque convention que je participe).

Mon verdict : Le « Geekultures Lanaudières » fut une belle trouvaille en 2017, ce qui m’a redonné une lueur d’espoir en l’avenir des conventions. Contrairement, à de précédentes conventions que j’ai visité dans le passé qui transpiraient le « non travail » (par respect, je ne dirais pas de nom), j’y ai vu de nouvelles choses intéressantes, ce qui offrait une touche personnelle digne de cet événement, ce qui inciterait une nouvelle clientèle à venir l’année prochaine.

Sans plus attendre, voici mes points forts et faibles de la convention (car comme je le répète à chaque fois : AUCUNE CONVENTION N’EST PARFAITE!!!!)

 

LES POINTS FORTS

Pendant le spectacle de Jérémie Larouche

L’insertion d’activités sportives geek : J’étais incertain du choix de l’endroit lorsque l’on m’a mentionné que le « Geekultures » se déroulait au centre récréatif de Repentigny. Mais lorsque j’ai vu que certains terrains avaient été utilisés pour la création de parties de « soccer à bulles », de « Quiddish » et d’entrainement au sabre laser, j’ai crié au génie. Ces simples attractions ont su attirer une nouvelle clientèle, dont les familles, ce qui offrait une nouvelle clientèle pour le festival. Cette petite touche pourrait permettre au monde des « conventions » d’être connu auprès des non-fans de manga ou cosplay, ce qui serait idéal pour débuter une nouvelle vague d’adeptes.

Une disposition des lieux CLAIRE : J’ai arrêté de compter le nombre de conventions dont il fallait se tirer les cheveux en quatre pour trouver où se trouvait certaines conférences. L’une des salles qui fut le plus à risque était sans l’Expo Lego (qui se situait à l’extrême droite de l’événement). Mais heureusement pour les francs observateurs comme moi, une affiche en LEGO avait été conçue pour ainsi attirer l’oeil. Les activités se déroulaient sur un seul et même étage aussi, ce qui empêchaient certaines conférences d’être trop isolés.

Une résolution aux problématiques rapide : À titre de festivaliers, vous ne le voyez sans doute pas mais organiser une convention demande beaucoup de travail. Lorsque les portes ouvrent, chaque responsable doit se courir d’un bord et de l’autre pour s’assurer du bon fonctionnement. Ici, j’aimerais lever mon chapeau (ou ma perruque) à Éric et Marie-Soleil (les organisateurs) dont la rapidité d’exécution fut exemplaire. Au courant de ma carrière, j’ai vu de nombreux problèmes trainer toute une fin de semaine et des organisateur ne pas se donner la force de les résoudre. Cette fin de semaine, j’ai été témoin de résolutions de problèmes en bas d’une dizaine de minutes. Chaque petit problème fut corrigé afin d’assurer un bon fonctionnement du festival.

LES POINTS CONSTRUCTIFS:

Pendant un enregistrement de « Les informateurs » avec Jérémie Larouche (on l’aime bin gros lui!)

Une scène trop petite et mal située : Ici, je laisse une note négative sur la localisation de la scène. Mon avis : UNE SCÈNE PRINCIPALE NE DOIT JAMAIS ÊTRE À COTÉ DE LA SALLE MARCHANDE! Écouter un podcast enregistré devant public alors que l’on entend un fond de gens en train de faire des achats… meh… pas sûr! L’une des choses qui m’a le plus déçu fut que le problème fut toujours présent lors de la prestation du spectacle de Jérémie Larouche (un excellent humoriste) même si les murs étaient installés afin de séparer les deux pièces. Des gens ne comprenaient pas le concept de « quand tu entres dans la section de la scène principale, tu fermes ta yeule par respect pour les spectateurs et l’artiste qui est sur scène ». Je lance aussi un léger coup de gueule sur la grosseur de la scène qui ne fut pas assez grande pour éviter certains conférenciers de tomber. Celle-ci était en effet trop petite pour une mascarade, ce qui rendait difficile la parade d’un cosplayeur sur scène. Aussi, prière de changer votre système d’éclairage. des « LED » qui changent de couleur sont le moyen idéal pour faire rager les photographes qui tenteront de prendre des photos des conférences et de la mascarade. Aussi, ça vient fatiguer les animateurs de la mascarade qui doivent lire les fiches avec un ÉNORME CONTRE-JOUR!!! ARGH!!!! Pensez à un système d’éclairage au plafond la prochaine fois!

Mais où étaient les voitures? : Je risque de me contredire un tout petit peu en mentionnant qu’une seule chose n’était pas bien indiqué : la localisation des voitures « Jurassic Park » et « Ghostbusters ». À ce qu’il parait, elles étaient là… mais rien ne nous l’indiquait. On les a jamais vu!

Pour une première édition, le « Geekultures Lanaudières » a réussi là où beaucoup de gens se sont pétés le nez lors d’une première année. Les gens furent présents au rendez-vous, montrant aussi une toute nouvelle clientèle. Tel que mentionné aux organisateurs, j’ai extrêmement hâte à l’année prochaine pour y voir l’évolution du festival. Pour l’instant, c’est un excellent départ. Longue vie à cet événement!