Le « SAGGEEK » du Saguenay : un festival sur la bonne voie!

C’était cette fin de semaine qu’avait lieu la seconde édition du SAGGEEK, convention située au Saguenay. Pour cette nouvelle édition, les organisateurs avaient préférés jouer « all in » sur leur festival afin d’y obtenir le maximum de popularité. Pour ma part, ayant visité le SAGGEEK l’année dernière, j’espérais de tout cœur que la convention n’allait pas se dérouler dans une seule et même salle les trois jours, que la convention allait prendre les grands moyens afin d’agrandir le site et ainsi offrir plus d’intimité aux conférences ainsi qu’à certaines activités.

Merci à « Les Bentô de Valérie » pour les délicieux Onigiri conçus sur place!

Ce matin, suite à cette fin de semaine de fou, je suis en mode « post-convention ». J’ai complètement l’impression de m’être réveillé d’un beau rêve dont j’aimerai tant retourner à l’instant. Malgré la distance (4h de route pour moi), je fus grandement surpris par cette convention qui n’était qu’au stade de fœtus l’année dernière. Les organisateurs ont fait leurs devoirs face à toutes les corrections qui devaient être apportées pour le succès de cette année.

Mais comme je le répète (ah mince! Vous me voyez déjà venir avec ma fameuse phrase qui apparaît dans chaque critique de festival) : AUCUNE CONVENTION N’EST PARFAITE! Je vous offre donc mes points forts et points constructifs concernant le SAGGEEK de cette année :

LES POINTS FORTS :

Une localisation parfaite! NE CHANGEZ RIEN!

Le fait que la convention eut le monopole sur tout le site lors de la fin de semaine fut un gros plus comparativement à l’année dernière. Plus de place = plus de festivaliers qui peuvent rester afin de profiter de la convention. Les différentes attractions étaient séparées afin de maximiser l’expérience et bien sur permettre un meilleur séjour sur place.

Des invités extraordinaires :

C’est toujours un plaisir de revoir nos amis de « NOOB »

Malgré le fait que le « Ohmyfest » avait pris le monopole sur certains invités qui devaient venir à la base, « SAGGEEK » s’est rattrapé en nous offrant une carte cachée de son jeu, ce qui a assuré une grande popularité au festival : celle d’inviter « NOOB ». Peut-être est-ce moi qui fait preuve de favoritisme mais j’avoue avoir été charmé par la façon que les fans ont été traités. Aucun retard n’a été remarqué dans la session de dédicaces. Fabien, Anne-Laure, Julien et Amandine furent si accueillants auprès des fans québécois que chaque interaction ajoutait des étoiles aux yeux de chaque festivalier qui allait leur parler.

Un coût raisonnable pour les festivaliers :

Lorsque l’on voit l’envers du décor, de même que les coûts dispendieux que doivent débourser les organisateurs afin de rendre possible un tel événement, on peut se considérer comme étant chanceux de ne pas avoir un billet d’une valeur de plus de 50$. Pour le Saggeek, tout dépendant du forfait que l’on choisissait, les festivaliers pouvaient se procurer un billet entre 20 et 30$, ce qui équivalait au coût moyen d’une convention au Québec. Sur place, les gens profitaient de jeux de sociétés et jeux vidéos à essayer, d’un tas de boutiques, de conférences ainsi qu’à rencontrer des invités extraordinaires que l’on ne pouvait rencontrer qu’une fois dans une vie.

De la documentation claire :

Merci à Richard Dubois de « Coordonerie 9.com » pour avoir été un superbe voisin de table!

Un des points négatifs qui revient souvent dans les critiques que je fais touche souvent le fait que les signalisations ne sont pas claires, qu’il peut être difficile de retrouver une conférence. Cette fois-ci, je salue bien haut le Saggeek d’avoir offert aux festivaliers une petite carte bien claire, expliquant où se trouvait chaque salle. Parfois, un simple document est beaucoup plus clair que de simples affiches.

 

LES POINTS CONSTRUCTIFS :

Pas de vérification des badges aux entrées par moment :

C’est un élément que je regarde à chaque fois que je visite une convention. Oui! Le point est très faible mais un peu important pour une convention qui souhaite ne pas perdre d’argent. En période de « rush » des inscriptions, il devait être difficile de jeter un œil sur tout ce qui se passait autour afin d’éviter toute entrée sans payer. En me promenant un peu, j’ai détecté certains endroits non surveillés qui auraient pu être victimes de « trou dans le filet ».

Certains marchands non-pertinents :

Dans une salle marchande, il est important de faire affaire avec des commerçants sérieux et remplis de bonne volonté. Accepter de vendre une table de vente à un commerçant équivaut à accepter que le festival reflète aussi tout ce que le marchand en question aura à offrir. J’offre cette critique constructive : faites attention à qui vous vendez vos espaces de vente. Bien sur, cette fin de semaine, mes collègues et moi avons été grandement surpris par 98% des marchands qui furent grandement accueillants et offraient des prix adéquats pour la clientèle. Mais mon attention s’est arrêté vers deux tables qui, selon moi, n’avaient nullement affaire là. Je donnes un premier prix « navet » au diseur de bon-aventure qui était sur place. Mais que faisais-tu là? Ce n’est pas parce que ton affiche montre un personnage manga que tu fais partie du concept de ce qu’est une convention. La dernière fois que j’ai vu un truc aussi peu cohérent, c’était le kiosque des filles du Summum au Shawicon qui donnaient des jeux de cartes érotiques aux passants. Pour en revenir au kiosque de bon-aventure, qu’essayiez-vous de prouver? Personnellement, je ne suis pas un croyant en ces méthodes de divination. Peut-être suis-je fermé d’esprit! Mais est-ce vraiment nécessaire de mettre un kiosque du genre dans une convention? Second prix « navet », je le décerne au magasin qui vendaient des jeux vidéos dans la salle de « retrogaming » (je ne me souviens pas du nom… heureusement pour vous… car je l’aurais dit volontiers!).

Nous avons aussi eu beaucoup de plaisir avec le kiosque « Les fous du roi » qui offraient maquillages et sculptures en ballon!

Étant un collectionneur de jeux à très petit calibre (je n’ai pas une grande collection mais je sais m’informer), j’ai vu un tas de pièces mise en vente illégalement. Saviez-vous que les cartouches pirates 200 jeux en 1 (ou concept similaire) était interdit à la vente? Ici, chaque cartouche était vendue au coût de 60$ chaque. J’y ai aussi vu une Nes Classic à 300$ (si ton seul argument, c’est que c’est rare, tu n’es qu’une saleté de revendeur de merde), des jeux reproduits, d’autres étant des homebrews (copies pirates de jeux variant entre 30 et 60$). Certes, il y avait quelques jeux à bon prix… mais à voir la tonne de jeux qu’ils vendaient de façon illégale ne m’a pas encouragé à les acheter, de peur de me faire escroquer! Donc, Saggeek, faites attention à qui vous acceptez de vendre vos tables! J’estime que vous souhaitez que les festivaliers ne repartent pas chez eux avec un sentiment d’avoir été floué ou arnaqué.

Donc, est-ce que le Saggeek est une convention à visiter? Me fiant sur mon expérience, je dirais que OUI! Le Saggeek a réussi à apporter cette atmosphère que je ne voyais plus dans les conventions depuis longtemps : ce sentiment d’être entouré de passionnés.